05 mars 2007

Les jeux de Vénus

"J'ai volé vers toi comme un enfant vers sa mère, toi, l'objet de mon souci"

"Moi, à ta vue, je reste sans voix, ma langue se brise, la fièvre me brûle, mes yeux se brouillent, mes oreilles bourdonnent, je sue, je frissonne, je crois mourir. Mais il faut oser..."

"Il me paraît égal aux dieux, l'homme qui, assis en face de toi, écoute ta douce voix et ton rire charmeur qui affole mon coeur"

"Sache le bien, tes charmes m'ôtent tout souci et je reste éveillée toute la nuit"



"Ma bien-aimée, je suis seule et loin de toi, et grande est ma détresse.

Et pourtant, en cette heure, un homme embrasse tes genoux,
il se grise de tes paroles et de ton sourire,
il respire ton être et le bonheur de cet homme
l'élève au rang des Dieux.


Ma bien-aimée, je suis seule et loin de toi, et grande est ma détresse.

Ton charme est la plus douce des choses de ce monde. Entendre ta voix
et regarder tes lèvres s'épanouir de joie est pour moi le ravissement suprême,
si grand que mon âme en est toute bouleversée.


Ma bien-aimée, je suis seule et loin de toi, et grande est ma détresse.


Mais devant toi, un trouble immense m'envahit ;
une folle angoisse serre mes dents,
ma langue devient inhabile, un feu pénétrant dévore ma chair
et mes yeux se voilent,
un chant confus bourdonne à mes oreilles,
mon corps tremblant s
e givre à sa surface,
une pâleur semblable à celle des prairies matinales envahit mon front,
mon souffle est plus lent et je sens que je vais mourir.


Ma bien-aimée, je suis seule et loin de toi, et grande est ma détresse.

Je souffre loin de toi et j'ai peur d'être près de toi mais je crie vers toi
car j'ai besoin de toi."

Sappho

+

Posté par lindarequiem à 15:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Commentaires sur Les jeux de Vénus

Nouveau commentaire