05 mars 2007
Le coeur écartelé
Il se ménage tellement
Il a si peur des couvertures
Les couvertures bleues du ciel
Et les oreillers de nuages
Il est mal couvert par sa foi
Il craint tant les pas de travers
Et les rues taillées dans la glace
Il est trop petit pour l'hiver
Il a tellement peur du froid
Il est transparent dans sa glace
Il est si vague qu'il se perd
Le temps le roule sous ses vagues
Parfois son sang coule à l'envers
Et ses larmes tachent le linge
Sa main cueille des arbres verts
Et les bouquets d'algues des plages
Sa foi est un buisson d'épines
Ses mains saignent contre son coeur
Ses yeux ont perdu la lumière
Et ses pieds traînent sur la mer
Comme les bras morts des pieuvres
Il est perdu dans l'univers
Il se heurte contre les villes
Contre lui-même et ses travers
Priez donc pour que le Seigneur
Efface jusqu'au souvenir
De lui-même dans sa mémoire
Pierre Reverdy
Commentaires
pardone moi
voici le bonjour de ton dévoué serviteur, veu bien pardoner a la larve que je sui, le tems qu'il ma falu avant de visiter ce si joli blog ( pardone aussi mon execrable ortographe). j'aime beaucoup les texte que tu met a disposition sur ton blog. veut tu agrée toute les salutation (et autre formule d'usage) distingué (enfin plus ou moins).
thanatos
Je trouve ton site vraiment super ! Viens voir le mien si ça te dis
http://markham-lawyers.blogspot.com/

